lundi 25 janvier 2016

Sarkozy, girouette du Makhzen et du Mossad

Considéré par la majorité des français, comme girouette des américains et valet de la stratégie sioniste dans la région du Maghreb et du Moyen-Orient, Nicolas Sarkozy continue de provoquer l’Algérie à travers des déclarations irresponsables, destinées à grignoter quelques voix, en prévision des présidentielles de 2017, en tentant de profiter des derniers attentats terroristes, ayant ciblé la capitale française. Le dernier revers de l’ancien locataire du palais de l’Elysée remonte au sondage du BVA du 16 janvier publié , qui accrédite Nicolas Sarkozy de 80% de français contre sa candidature pour la prochaine présidentielle.

En ce qui concerne, notre pays l’Algérie, il faut noter que celui qui était à l’origine du chaos en Libye, pour faire taire Le Colonel Gueddafi, un des pourvoyeurs de sa campagne électorale de 2007, vient de récidiver encore une fois pour s’attaquer au pays du million et demi de martyrs, en lui collant la responsabilité de l’échec de son plan de l’union méditerranéenne qui ne servait en fait que l’entité sioniste. Voulant à tout prix, gagner les lobbys marocains dans l’hexagone, Sarkozy, a estimé que l’Algérie freine le développement du Maghreb, à travers la fermeture de ces frontières Ouest, oubliant de mentionner que les algériens sont victimes de cette guerre de la drogue que mène le Makhzen. Et la, il faut bien souligner, que le nom du prédécesseur de François Hollande a été cité dans l’affaire appelée Air connection, faisant allusion au transport de 7 tonnes de cocaïne.

Sur le même registre de dénigrement de l’Algérie, Nicolas Sarkozy, rejoint son ancienne collaboratrice, Rachida Dati, bannie même par sa propre famille, qui fait actuellement le lobbying pour le palais de sa majesté.
Les émeutes de 2005

L’ancien Chef de l’Etat français ne semble pas en mesure d’apprendre de ses dérapages verbaux et de ces échecs, en matière de gestion de ces sentiments à la limite du racisme, le meilleur exemple de ce jugement est celui lié aux émeutes des banlieues de 2005, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, en s’en prenant à ces jeunes marginalisés issus de l’immigration et natifs de la France, et qui ne demandaient qu’à bénéficier d’opportunités d’insertion sociale à l’instar de tous les français. L’entêtement de l’ancien locataire de l’Elysée, lui a causé cet échec cinglant d’être non seulement la girouette des américains , mais aussi de BHL, en oeuvrant à détruire plusieurs Etats arabes comme la Libye et la Syrie
Jacob Cohen,un juif, anti sionisme qui fustige Sarkozy

D’origine marocaine, Jacob Cohen un juif qui vit en France depuis des lustres, ne manque pas une occasion sans épingler, l’entité sioniste, en la qualifiant d’Etat colonial et raciste.

Dans son livre ‘” Dieu ne passera pas par Bethléem” sur le thème de la cause palestinienne, Jacob Cohen revient sur le projet français de construction d’une zone industrielle à Bethléem,ville sous contrôle de l’Autorité palestinienne..

Pour lui ce projet est une arnaque envers les Palestiniens, orchestré par l’ancien Président français Nicolas Sarkosy. Il s’agit selon l’auteur d’un projet qui « donne aux Palestiniens un répit illusoire, sous forme de paix économique. Un peu plus de travail et un peu moins de harcèlements aux checkpoints. »

Il ajoute que ce projet a pour but de faire « renoncer, pour un temps, les Palestiniens à leurs revendications politiques. Pendant ce temps, la colonisation se poursuivra et la perspective d’un Etat palestinien réellement indépendant sera enterrée dans le désert de Judée ».

Jacob Cohen prétend même que ce projet « enfonce un peu plus ce qui reste de la Palestine sous le joug implacable de l’occupation sioniste ». Il accuse « la France, et l’Europe, de conjuguer leurs efforts pour perpétuer la mainmise israélienne sur les Territoires palestiniens ».

Pour ceux qui ne le savent pas ce projet a été lancé conjointement par la France et l’Autorité Palestinienne en juin 2008, puisqu’il s’inscrit dans le prolongement de la Conférence Internationale des donateurs pour l’Etat palestinien tenue à Paris en décembre 2007.

Il a été convenu que l’Autorité palestinienne mettrait à disposition de cette zone industrielle un terrain d’une superficie totale de 53 hectares (530 dunums). La France, pour sa part, s’est engagée à apporter son savoir-faire en matière de création de zones industrielles, et aussi des financements, privés et publics, destinés notamment aux infrastructures, afin de faire,de cette zone un modèle attractif de développement industriel durable. Le projet est en cours de réalisation (1). Mais Jacob Cohen voit dans ce projet industriel français de Bethléem une marque de domination israélienne puisque des hommes d’affaires juifs, des SAYANIM selon lui ( des informateurs juifs à la solde du Mossad) y ouvriront des usines à coups de subventions.

Il accuse les médias français de mettre à contribution « un plan médiatique bien monté par le chef du Mossad à Paris, le soi-disant attaché culturel israélien, pour montrer combien ce projet de Bethléem est crucial pour la paix » dans un art de propagande « dont les sionistes sont coutumiers » dit -il.

Jacob Cohen s’en-prend à Valérie Hoffenberg, l’ancienne représentante spéciale de la France au Proche-Orient ( ou Brigitte Silberstein, comme elle s’appelle dans le roman) qui la décrit comme « une sioniste de choc ». Pour lui cette nomination est « un premier cadeau au gouvernement israélien. Mais rien ne surprend de la part du plus pro-sioniste des présidents français » dit t-il.

Rappelons que Hoffenberg fut aussi présidente de l’American Jewish Committee France. Après le fin de sa mission au Proche-Orient en été 2011, candidate à la députation pour la zone comprenant Israël, elle n’a remporté que peu de suffrages en Israël, ce qui étonne pour “une sioniste” dite “de choc”.

L’auteur imagine dans son livre l’existence d’une « machine sioniste qui s’est mise alors en branle, avec son réseau de SAYANIM, c’est-à-dire les informateurs juifs du Mossad, pour imposer la représentante spéciale en France et dans les Territoires palestiniens, et pour soigner sa crédibilité. La déléguée générale de la Palestine à Paris s’y soumettra malgré elle. Et l’Autorité palestinienne à Ramallah ne pourra rien refuser à Sarkozy ».

Jacob Cohen accuse même le roi Maroc « de faire tomber les dernières résistances palestiniennes avec la complicité d’une Europe lâche et pusillanime, et un Israël au sommet de sa puissance, arrogant et intransigeant, et qui se voit le maître incontesté de toute la région pour l’éternité. »




vendredi 19 juin 2015

Maroc : jugement vendredi pour les deux hommes accusés d’« homosexualité »

Le procès s’est terminé hier pour les deux hommes accusés de s’être embrassés en public à Rabat, pour lesquels une mobilisation internationale est en train d’avoir lieu. Au terme d’une audience de moins de deux heures, le jugement a été mis en délibéré au vendredi prochain à l’encontre de Lahcen, 38 ans, et Mohsine, 25 ans. Ils risquent trois ans de prison.

Ce jugement fait suite à l’expulsion des deux française Femen expulsées du territoire marocain et au jugement de trois hommes déjà condamnés à trois ans de prison pour « homosexualité ». Le lendemain, environ 1.500 personnes avaient manifesté devant l’ambassade de France, arborant des pancartes avec le message « Pas de ça chez nous ». De nombreux médias ont rappelé à cette occasion que l’islam fait religion d’État au Maroc.

JUGEMENT MIS EN DÉLIBÉRÉ

L’identité et les photos des deux hommes continuent d’être diffusées par les autorités et relayées par des médias publics. Ouvert vendredi, leur procès s’est poursuivi mardi après-midi à Rabat, d’après un journaliste de l’AFP. Les deux hommes ont démenti s’être embrassés, revenant à nouveau sur les aveux signés en garde-à-vue, selon un responsable d’une ONG ayant assisté à l’audience.

PLUS DE 70 000 SIGNATURES

Après que le collectif marocain « Aswat » a lancé une pétition de soutien aux deux hommes, avec l’ONG AllOut, visant à réclamer la « libération immédiate de Lahcen et Mohsine », les signatures n’ont cessé d’augmenter. Ainsi, la pétition de soutien a déjà récolté plus de 70 000 signatures. Le directeur des campagnes AllOut, Guillaume Bonnet, a indiqué à l’AFP :

« On essaie de mobiliser le plus largement possible et de pousser les principaux partenaires du Maroc à se saisir du sujet. »

Depuis quelques mois, le Maroc ne cesse d’être secoué sur les mœurs avec notamment laUne homophobe du journal Maroc Hebdo sorti le 12 juin dernier, retiré depuis des points de vente, l’arrestation à Marrakech d’un Britannique et de son compagnon marocain et une plainte déposée contre la chanteuse Jennifer Lopez par un particulier pour atteinte à la pudeur.

En mars, l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) avait appelé le Maroc à dépénaliser l’homosexualité, à la suite de condamnations à Al-Hoceima (nord-est).

Avec AFP


Têtu, 17/06/2015

Maroc — France : un accord de coopération judiciaire qui fait polémique

Photo : AFP
Pour mettre fin à l’embrouille diplomatique qui s’est instaurée depuis plus d’un an entre la France et le Maroc, l’Assemblée nationale française s’apprête à examiner un projet de loi sur la coopération judiciaire, ce mardi 16 juin.
Les ONG dénoncent

Le projet en question provoque un tollé parmi les défenseurs des droits de l’Homme en France et au Maroc. Une dizaine d’ONG ont appelé, à travers un communiqué conjoint publié le 28 avril passé, les parlementaires français à voter Non. Et pour cause : ce projet de coopération judiciaire accorderait une immunité totale en France aux officiels marocains qui seraient accusés d’exactions ou d’atteinte aux droits de l’Homme.

« Le gouvernement (français, NDLR) estime ne pas avoir sacrifié ses principes fondamentaux. Nous estimons, au contraire, qu’il a très clairement franchi une ligne rouge et qu’il a ainsi ouvert la boîte de Pandore puisque d’autres pays ne manqueront pas de demander les mêmes privilèges », s’insurge Hélène Legeay, responsable des programmes au Maghreb et Moyen-Orient au sein de l’ONG ACAT France.

Le Maroc demande plus

« Le gouvernement nous a dit que le Maroc réclamait encore plus de concessions critiquables au départ et que les Français avaient négocié autant qu’ils avaient pu pour limiter les concessions », révèle la responsable d’ACAT.

Des exigences auxquelles la France a, en partie, cédé dans le but de rétablir « les échanges en matière de renseignements ». Pour rappel, le 23 février 2014, le Royaume chérifien avait annoncé la suspension de la coopération judiciaire avec la France. Cette décision a été prise de manière unilatérale après la convocation du directeur du contre-espionnage marocain, Abdelatif Hammouchi, par un juge d’instruction français lors d’une visite officielle en France.

Cette convocation faisait suite à plusieurs plaintes déposées par des détenus marocains, qui affirment avoir été torturés par la DST marocaine. Le Makhzen avait qualifié cet acte « de grave incident » qui a eu pour conséquence immédiate l’arrêt de toute coopération dans la lutte anti-terroriste avec les Français. Les relations entre les deux pays sont restées glaciales pendant de longs mois avant d’être relancées en janvier 2015 « de manière limitée », rapporte le quotidien espagnol El Mundo.

« Si le Parlement français adopte ce protocole, le gouvernement français pourra difficilement refuser de faire bénéficier d’autres pays du même traitement de faveur », déplore Hélène Legeay. Notons que du côté marocain, cet accord de coopération juridique a été adopté par un conseil des ministres le 15 mai dernier.

Des militants des droits de l’Homme du Maroc estiment que « cet accord va favoriser l’impunité », rapporte le journal français en ligne Médiapart.

TSA, 16/06/2015

Au Maroc, pour récolter de l'eau, on "moissonne"... le brouillard

Photo: DR
Transformer le brouillard en eau: cette idée insolite a changé la vie des habitants de cinq villages du Sud-Ouest marocain, qui n'ont plus à parcourir chaque jour plusieurs kilomètres pour aller chercher le précieux liquide.

A 1.225 mètres d'altitude, au sommet de la montagne Boutmezguida qui surplombe cinq villages de la région de Sidi Ifni, une quarantaine d'immenses filets font face à un dense brouillard. Ils piègent les gouttelettes d'eau, qui sont ensuite traitées, mélangées à de l'eau de forage puis transportées via des canalisations aux villageois en contre-bas.

Dans une région au climat semi-aride, avoir de l'eau en ouvrant un simple robinet est une "révolution", souligne Aïssa Derhem, président de l'association "Dar Si Hmad pour le développement, l'éducation et la culture". A Douar Id Achour, l'une des cinq localités desservies, les femmes et les enfants perdaient auparavant quatre heures par jour en moyenne à faire des allers-retours pour récupérer l'eau de puits. Et encore davantage en été, où l'eau se fait plus rare. "Je remplissais deux bidons de 20 litres à quatre reprises dans la journée. Mais ces 160 litres ne nous suffisaient même pas, car on a du bétail!", se rappelle Massouda Boukhalfa, 47 ans.


"Moissonner le brouillard"

"Moissonner le brouillard", comme on a surnommé ici le projet, est une technique née il y a une vingtaine d'années au Chili, dans la Cordillère des Andes, région également très brumeuse. Mise au point par l'ONG Fog Quest, qui l'a déjà expérimentée dans plusieurs pays (Guatemala, Pérou, Namibie, notamment), elle est pour la première fois introduite en Afrique du Nord. 

Symboliquement, les vannes ont été ouvertes pour la première fois le 21 mars, journée mondiale de l'eau. Et depuis, "92 foyers soit près de 400 personnes" reçoivent l'eau courante jusqu'à leur domicile, explique Mounir Abbar, chargé de la gestion technique du projet.

"Le Maroc a beaucoup de brouillard à cause de trois phénomènes: la présence d'un anticyclone, celui des Açores, d'un courant maritime froid et de l'obstacle représenté par la montagne", explique M. Derhem, à l'origine de cette initiative.


Comme une toile d'araignée qui piège l'eau dans ses filets

Cette technique "ne fait qu'imiter la nature", s'amuse-t-il, en montrant la toile d'une araignée, qui a de tout temps piégé l'eau dans ses filets pour s'abreuver. "C'est écologique et cela permet de préserver la nappe phréatique de la région, qu'on est en train de vider", poursuit M. Derhem.

Outre cette question écologique, l'eau du brouillard permet de faire faire des économies aux villageois, qui en période de sécheresse devaient faire acheminer des citernes d'eau. "Cela prenait 15 jours et coûtait 150 dirhams (15 euros) les 5.000 litres en moyenne", explique Houcine Soussane, un jeune habitant du douar.

Selon l'ONG Dar Si Hmad, l'eau de brouillard coûte trois fois moins cher, et cela, malgré la petite contribution que les habitants doivent verser pour disposer d'un compteur, qui fonctionne à l'aide de cartes magnétiques prépayées. 

Grâce à cette eau tombée du ciel, les habitants du village gagnent un temps précieux qu'ils veulent mettre à profit pour fabriquer notamment davantage d'huile d'argan, un produit qui fait la réputation du Sud marocain.


"Nos femmes et nos filles ne se fatiguent plus, elles vont à l'école et sont en sécurité"

"Nos femmes et nos filles ne se fatiguent plus, elles vont à l'école et sont en sécurité (...) Avec le temps gagné, on fait de l'huile d'argan. Une seule bouteille d'huile permet de payer l'eau de toute une année !", s'enthousiasme Lahcen Hammou Ali, 54 ans.

L'association Dar Si Hmad veut désormais équiper un maximum de villages aux alentours et remplacer les filets actuels par de nouveaux modèles capables de résister à un vent de 120 km/h.

Les filets ont en effet été perfectionnés au Maroc avec l'aide d'une fondation allemande spécialiste des questions d'eau, Wasserstiftung, et ont franchi avec succès l'étape des essais. Il s'agit maintenant d'étendre le système à d'autres sites.

"Les filets sont désormais exportables dans d'autres villes du Maroc, dans toutes les régions montagneuses et en front de mer", se félicite M. Derhem, qui rêve d'en déployer à l'avenir sur tous les sites marocains regorgeant de brouillard.

RTL INFO, 16/06/2015

Le Conseil de l'Europe interpelle le Maroc sur la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental

STARSBOURG - Le Conseil de l'Europe va interpeller le Maroc sur la situation au Sahara occidental occupé notamment en ce qui concerne les droits de l'Homme, constamment bafoués par les autorités marocaines, rappelant que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté de Rabat sur

ce territoire, selon deux projets de textes. Dans le cadre de l'évaluation de "partenariat pour la démocratie" avec le Maroc, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a préparé, en prévision d'une session prévue à cet effet, un projet de résolution et un projet de rapport dans lesquels elle compte interpeller mardi prochain le Maroc sur la situation des droits de l'homme et les allégations de torture, de traitements inhumains.

Les deux documents soulignent que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, qui est considéré par les Nations unies comme un territoire non autonome placé de fait sous administration marocaine.

Dans sa résolution l'Assemblée s’inquiète d’un certain nombre d’allégations de violations des droits de l’homme au Sahara occidental, en particulier en matière de liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que des allégations de torture, de traitements inhumains ou dégradants, ou de violations du droit à un procès équitable.

Ces préoccupations sont reprises dans les rapports des divers mécanismes des Nations Unies et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme. L'Assemblée a rappelé dans son projet de rapport que lors de sa visite au Maroc en mai 2014, le Haut-Commissaire de l'ONU pour les droits de l’homme de l’époque, Mme Navi Pillay, a soulevé des préoccupations relatives aux droits fondamentaux, notamment au Sahara occidental, et a encouragé les autorités marocaines à veiller à ce que les droits de l’homme et les libertés fondamentales soient également protégés au Maroc et au Sahara occidental.

Elle a évoqué, entre autres, les rapports du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, qui s’est rendu au Maroc et au Sahara occidental en 2012, et du Groupe de travail sur la détention arbitraire, qui s’y est rendu en décembre 2013.

Les deux délégations des Nations Unies ont exprimé leur inquiétude sur l'utilisation de la torture et des mauvais traitements ainsi que la recevabilité devant la justice d’aveux arrachés sous la torture ou au moyen d'autres formes de mauvais traitements.

L'Assemblée réaffirme également son ferme soutien à l'action menée par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon pour aider les parties concernées à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable au Sahara occidental.

Appel à enquêter sur les allégations de violations des droits de l'Homme Le rapport du SG de l'ONU sur la situation concernant le Sahara occidental, publié le 10 avril 2015, indique que, selon certaines organisations de défense des droits de l’homme, les autorités marocains n’ont pas autorisé de manifestations au Sahara occidental, notamment pour empêcher les appels à l’autodétermination.

Ces rassemblements ont continué d’être dispersés par la force et les forces de l’ordre marocaines auraient fait, pour les réprimer, un usage excessif de la force, notamment à l’égard de femmes et d’enfants. Dans certains cas, des manifestants et des militants auraient été victimes d’arrestations arbitraires, de torture, de mauvais traitements et de poursuites.

Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a soulevé la question du maintien en détention des 21 Sahraouis appartenant au groupe du camp de Gdeim Izik, suite à une décision d'un tribunal militaire en 2013.

L'assemblée conclut dans son projet de rapport qu'il existe de nombreux rapports crédibles rédigés par des organisations respectées de défense des droits de l’homme, locales et internationales, qui fournissent des informations fiables sur les violations continues des droits fondamentaux au Sahara occidental.

Elle a appelé le parlement marocain de faire tout son possible pour mener des enquêtes sur la base de ces rapports, veiller à ce que les auteurs de violations alléguées rendent des comptes, et prendre les mesures nécessaires pour empêcher de nouvelles violations.

La situation politique et sociale au Maroc passée au crible

Au plan politique, le Conseil de l'Europe a réitéré son appel au parlement marocain à garantir pleinement et efficacement le respect du droit d’association et de la liberté d’expression des organisations de la société civile.

Il a évoqué le cas de représentants de l'opposition qui se sont plaints, en citant le climat politique général, que le gouvernement ne les traitait pas "d'une manière décente" et ont affirmé que la loi relative à l’opposition n'était pas appliquée.

Certaines réunions du Conseil national des droits de l’homme, reste limité à certaines élites et n’a pas vraiment atteint l’ensemble de la société civile, a-t-on déploré dans le document. L'Assemblée a fait part d'un certain scepticisme qui régnait dans certaines composantes de la société civile marocaine, qui prétendent que le climat politique général dans le pays, caractérisé par "la corruption, l’impunité, la monopolisation politique et administrative des médias et l’exclusion sociale, n’est pas propice à des élections véritablement impartiales et transparentes.

APS, 18/06/2015

Incertitudes sur la mort de Belmokhtar : L'insaisissable "MBM"

La mort de Mokhtar Belmokhtar, annoncée lundi par la Libye, n'a toujours pas été confirmée par les Etats-Unis. Mais le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé ce jeudi qu'il était «très probable» que le chef terroriste ait été tué dans le raid américain en Libye. Rappelons toutefois que le «cheikh borgne», aussi surnommé par ses initiales «MBM», a déjà été annoncé mort à au moins deux reprises.

La capture de Mokhtar Belmokhtar est une obsession depuis plus de deux ans. La France aurait failli l’avoir dès 2013, comme le révélait Paris Match à l’époque. Il a été annoncé mort à plusieurs reprises, notamment par le Tchad en mars 2013 -mais il avait revendiqué le mois suivant un double attentat suicide meurtrier au Niger- puis en avril dernier par un média algérien. Lundi, le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale -siégeant à Al-Bayda- a à son tour annoncé le décès du chef jihadiste lors d'un raid américain mené le week-end dernier dans l'est de la Libye. Mais le groupe salafiste libyen Ansar Al-Charia a démenti indirectement cette information, en publiant mardi une liste de «sept martyrs tués dans le raid américain croisé», parmi lesquels ne figure pas Belmokhtar. «Nous démentons la mort de toute autre personnalité», ajoute le communiqué. Un autre groupe islamiste local a publié des photos de corps ainsi que les noms des victimes sans aucune référence à Belmokhtar, rapporte l’AFP.

De leur côté, les Etats-Unis restent prudents. Washington a simplement confirmé avoir mené dimanche avant l'aube un raid visant le «cheikh borgne» sur un bâtiment à Ajdabiya (est), où se tenait une réunion de chefs de groupes extrémistes, y compris des membres d'Ansar Al-Charia –qui figure sur la liste noire des organisations terroristes des Nations unies depuis novembre 2014. «Notre première évaluation est que le bombardement avait réussi (à tuer Belmokhtar), mais nous ne sommes pas prêts» à confirmer cette évaluation, car «nous n'avons pas finalisé» le processus de vérification, a indiqué lundi le Pentagone."

LES JIHADISTES SUR LE RECULOIR"

Dans cette confusion, le ministre français de la Défense a réaffirmé ce jeudi que «toutes les probabilités» allaient dans le sens de la mort de celui qui est encore surnommé «Mr Marlboro» -du fait de son passé de trafiquant. «Nous n’en sommes pas sûrs. Il y a eu un raid mené par l’armée américaine qui a ciblé un lieu où il était censé se trouver. Mais je ne peux pas, à ce jour, le confirmer», a déclaré Jean-Yves Le Drian sur BFM. «C’est très probable, mais ce n’est pas encore certain», a-t-il poursuivi. Selon lui, cette opération prouve en tout cas «que les jihadistes de cette zone sont aujourd’hui sur le reculoir. C’est eux qui sont en insécurité», a-t-il insisté. En visite à Alger, le président François Hollande avait pour sa part indiqué lundi que les services français étaient au courant de la présence de Belmokhtar sur le sol libyen. «L’opération a eu lieu et il y a une très grande probabilité qu’il ait été tué», avait-il ajouté.

Mokhtar Belmokhtar, dont la tête a été mise à prix par Washington pour cinq millions de dollars, échappe aux autorités depuis plus de 20 ans, tout en amplifiant son influence et en conservant une certaine autonomie. «MBM», comme le surnomment les militaires français, alias «Belaouar», ou «Khaled Abou El Abbès», ou encore «Laouer», est né le 1er juin 1972 à Ghardaïa, dans le nord de l’Algérie. En 1991, à l’âge de 19 ans, il part se former au combat en Afghanistan. C’est là qu’il aurait perdu son œil gauche. A son retour, il participe à la guerre civile au sein des Groupes islamiques armés (GIA) algériens. Il intègre ensuite le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’Hassan Hattab, ancêtre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Belmokhtar, lui, dirige le Sahel, considéré comme l’émirat du Sahara, au sud de l'Algérie, au nord du Mali. On lui prête, entre autres enlèvements d’Occidentaux, la responsabilité de l’assassinat de quatre Français en Mauritanie en 2007.

Puis il prend ses distances avec Aqmi, et crée son propre groupe en 2012, les Signataires par le Sang, qui revendiquera notamment la prise d’otage sanglante d’In Amenas en janvier 2013. Par la suite, il fusionnera avec le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) pour former le groupe Al-Mourabitoune («Les Almoravides»). Mais en mai dernier, nouvelles dissensions : alors qu’Adnan Abou Walid Sahraoui, du Mujao, a prêtéallégeance à Daech, Belmokhtar a réaffirmé sa loyauté à Al-Qaïda.

Paris Match, 18/06/2015


jeudi 18 juin 2015

ONU : Le Maroc accuśe d'intercepter des communications onusiennes et d'utiliser des «tactiques contraires à l'éthique» (The Guardian)

Londres, 18/06/2015 .- Le gouvernement marocain a intercepté des communications des Nations Unies et utilisé des "tactiques contraires à l'éthique" dans une opération du genre "chateau de cartes" conçue pour que l'organisation ferme les yeux sur la situation humanitaire au Sahara occidental, selon un rapport fuité de l'ONU, a rapporté mercredi The Guardian.

“Le rapport fuité est une analyse de la correspondance entre le gouvernement marocain et l'ambassadeur permanent du pays à Genève et plus tard auprès de l'ONU à New York, Omar Hilale, dans la période de Janvier 2012 à Septembre 2014. La correspondance marocaine a été dévoilée l'année dernière par une source anonyme utilisant le compte Twitter de @chris_coleman24, ajoute le journal britannique”.

Selon The Guardia, “la correspondance marocaine semble montrer que le pays d'Afrique du nord a intercepté les communications internes de l'ONU; a fait des dons importants au Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) avec l'intention avouée d'influencer l'organisme; a fait du lobbying pour annuler des missions d'enquête dans la région par des hauts fonctionnaires; et tenté d'arrêter un mandat pour la surveillance des violations des droits de l'homme qui allait être octroyé à la mission de maintien de la paix de l'ONU dans le territoire”.

Le rapport fuité par le Département des Nations Unies des opérations de maintien de la paix (DPKO), affirme que son "analyse de ces câbles indique que la confidentialité des communications des Nations Unies a été sérieusement compromise puisque le Maroc indique à plusieurs reprises qu'il avait intercepté la correspondance interne de l'ONU émanant de Genève, New York et Laayoune ". Dans un câble daté du 22 Août 2014, Hilale a fait explicitement référence aux "écrits du secrétariat qui ont été interceptés", ajoute la même source.

Ils exposent aussi les motivations derrière certains des grandes donations faites par le Maroc, qui a fait une donation de 250 000 dollars au HCDH en 2011 avec l'intention avouée de faire que Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies à l'époque, soit "plus attentif" à ses préoccupations au sujet de la contribution de son bureau au prochain rapport sur le Sahara occidental soumis par le Secrétaire général de l'ONU. Un câble en date du 22 Janvier 2013 disait: «Je tiens à rappeler la priorité du transfert du solde des 250 000 dollars au titre de contribution du Maroc au budget du Haut-Commissariat pour 2011, et dont le Haut Commissaire a exprimé à deux reprises son souhait de le recevoir ... Ce transfert contribuera à faire de Mme Pillay plus attentive à nos préoccupations sur la contribution de son bureau pour le prochain rapport du Secrétaire général sur le Sahara ".

“Depuis 1998, le gouvernement marocain a fait don de plus de 7 millions de dollars au HCDH. En guise de comparaison, son voisin l'Algérie a fait don de seulement un peu plus de 1,5 millions de dollars dans la même période”, signale The Guardian.

Le Conseil de l'Europe interpelle le Maroc sur la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental


STARSBOURG - Le Conseil de l'Europe va interpeller le Maroc sur la situation au Sahara occidental occupé notamment en ce qui concerne les droits de l'Homme, constamment bafoués par les autorités marocaines, rappelant que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté de Rabat sur

ce territoire, selon deux projets de textes. Dans le cadre de l'évaluation de "partenariat pour la démocratie" avec le Maroc, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a préparé, en prévision d'une session prévue à cet effet, un projet de résolution et un projet de rapport dans lesquels elle compte interpeller mardi prochain le Maroc sur la situation des droits de l'homme et les allégations de torture, de traitements inhumains.

Les deux documents soulignent que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, qui est considéré par les Nations unies comme un territoire non autonome placé de fait sous administration marocaine.

Dans sa résolution l'Assemblée s’inquiète d’un certain nombre d’allégations de violations des droits de l’homme au Sahara occidental, en particulier en matière de liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que des allégations de torture, de traitements inhumains ou dégradants, ou de violations du droit à un procès équitable.

Ces préoccupations sont reprises dans les rapports des divers mécanismes des Nations Unies et des organisations indépendantes de défense des droits de l’homme. L'Assemblée a rappelé dans son projet de rapport que lors de sa visite au Maroc en mai 2014, le Haut-Commissaire de l'ONU pour les droits de l’homme de l’époque, Mme Navi Pillay, a soulevé des préoccupations relatives aux droits fondamentaux, notamment au Sahara occidental, et a encouragé les autorités marocaines à veiller à ce que les droits de l’homme et les libertés fondamentales soient également protégés au Maroc et au Sahara occidental.

Elle a évoqué, entre autres, les rapports du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, qui s’est rendu au Maroc et au Sahara occidental en 2012, et du Groupe de travail sur la détention arbitraire, qui s’y est rendu en décembre 2013.

Les deux délégations des Nations Unies ont exprimé leur inquiétude sur l'utilisation de la torture et des mauvais traitements ainsi que la recevabilité devant la justice d’aveux arrachés sous la torture ou au moyen d'autres formes de mauvais traitements.

L'Assemblée réaffirme également son ferme soutien à l'action menée par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon pour aider les parties concernées à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable au Sahara occidental.

Appel à enquêter sur les allégations de violations des droits de l'Homme Le rapport du SG de l'ONU sur la situation concernant le Sahara occidental, publié le 10 avril 2015, indique que, selon certaines organisations de défense des droits de l’homme, les autorités marocains n’ont pas autorisé de manifestations au Sahara occidental, notamment pour empêcher les appels à l’autodétermination.

Ces rassemblements ont continué d’être dispersés par la force et les forces de l’ordre marocaines auraient fait, pour les réprimer, un usage excessif de la force, notamment à l’égard de femmes et d’enfants. Dans certains cas, des manifestants et des militants auraient été victimes d’arrestations arbitraires, de torture, de mauvais traitements et de poursuites.

Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a soulevé la question du maintien en détention des 21 Sahraouis appartenant au groupe du camp de Gdeim Izik, suite à une décision d'un tribunal militaire en 2013.

L'assemblée conclut dans son projet de rapport qu'il existe de nombreux rapports crédibles rédigés par des organisations respectées de défense des droits de l’homme, locales et internationales, qui fournissent des informations fiables sur les violations continues des droits fondamentaux au Sahara occidental.

Elle a appelé le parlement marocain de faire tout son possible pour mener des enquêtes sur la base de ces rapports, veiller à ce que les auteurs de violations alléguées rendent des comptes, et prendre les mesures nécessaires pour empêcher de nouvelles violations.

La situation politique et sociale au Maroc passée au crible

Au plan politique, le Conseil de l'Europe a réitéré son appel au parlement marocain à garantir pleinement et efficacement le respect du droit d’association et de la liberté d’expression des organisations de la société civile.

Il a évoqué le cas de représentants de l'opposition qui se sont plaints, en citant le climat politique général, que le gouvernement ne les traitait pas "d'une manière décente" et ont affirmé que la loi relative à l’opposition n'était pas appliquée.

Certaines réunions du Conseil national des droits de l’homme, reste limité à certaines élites et n’a pas vraiment atteint l’ensemble de la société civile, a-t-on déploré dans le document. L'Assemblée a fait part d'un certain scepticisme qui régnait dans certaines composantes de la société civile marocaine, qui prétendent que le climat politique général dans le pays, caractérisé par "la corruption, l’impunité, la monopolisation politique et administrative des médias et l’exclusion sociale, n’est pas propice à des élections véritablement impartiales et transparentes.

mardi 16 juin 2015

Clôture de la 25e session du sommet africain par l'adoption d'une série de recommandations

Johannesbourg, 16/06/2015 – Les réunions du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) ont été clôturées cette nuit du lundi au mardi à Johannesburg par l'adoption d'une série de recommandations.

L'unification des efforts pour une lutte efficace contre le terrorisme et de la consolidation de la paix en Afrique, ainsi que sur la promotion du rôle de la femme dans le développement économique et social ont été les principaux points à avoir attiré l'intérêt du continent.

Dans son discours de clôture, le président en exercice de l'UA, Robert Mugabe, Chef d'Etat zimbabwéen, a souligné que la question de la paix et de la sécurité "suscite l'inquiétude dans certaines régions" du continent africain, rappelant que l'Union "oeuvre pour le dialogue dans le règlement des conflits".

Il a également dénoncé les attaques terroristes survenues lundi matin à N'Djamena (Tchad), soulignant la nécessité de trouver rapidement des solutions efficaces pour combattre le terrorisme.

Concernant les travaux du sommet, M. Mugabe a affirmé que la rencontre fut fructueuse et a permis aux chefs d'Etat et de gouvernement d'aborder différentes questions d'actualité en Afrique dont la question sécuritaire et celle de la femme.

A ce propos, il a affirmé que l'UA accordait une grande importance au rôle majeur que peut jouer la femme dans le développement économique et social, soulignant, à cet égard, la nécessité d'assurer l'égalité des genres, de lutter contre le mariage précoce et tout genre de violences contre la femme.

Au plan économique, le sommet a adopté un plan qui comporte plusieurs projets s'étalant sur une décennie, dont la création d'une zone de libre-échange, d'un centre africain de lutte contre les maladies et d'une université africaine.

lundi 18 mai 2015

"Sahara occidental la dernière colonie" : nouveau livre publié au Japon

Tokyo, 18 mai 2015 La journaliste japonaise Itsuko Hirata a publié un nouveau livre sur la question du Sahara occidental intitulé "dernière colonie en Afrique", à l'occasion du 20 mai, date du déclenchement de la lutte armée au Sahara occidental en 1973 par le Front Polisario.


"Cet ouvrage intervient pour sensibiliser le peuple japonais sur le Sahara occidental", a écrit la journaliste Itsuko Hirata dans la préface de son livre. "Ils (les Japonais) ne savent pas que le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique", a-t-elle ajouté.

Le livre est compose de cinq chapitres: la décolonisation en Afrique et la dernière colonie, le soulèvement contre la colonisation par les Sahraouis, l'ONU et l'aide internationale pour les réfugiés sahraouis, les obstructions et les manœuvres menées par le Maroc et les négociations sous l’auspice de l'ONU.

samedi 16 mai 2015

Un rapport d'Amnesty international met en lumière la pratique de la torture au Maroc et au Sahara occidental

PARIS - Un rapport établi par l'organisation Amnesty international mettant en lumière la pratique de la torture par les autorités marocaines au Maroc et au Sahara occidental occupé sera présenté le 19 mai, au moment où des craintes ont été soulevées par des ONG concernant un accord de coopération judiciaire franco-marocain qui fait l'objet de critiques.

Intitulé "L'ombre de l'impunité: la torture au Maroc et au Sahara Occidental", ce rapport qui sera présenté par Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France (AIF), s'inscrit dans la campagne "Stop Torture" d'Amnesty International, ont rapporté des médias.

Ce document dévoile notamment "le recours à la torture et autres mauvais traitements utilisés par les forces de police marocaines, en particulier lors des gardes à vue et des interrogatoires", selon les mêmes sources .

Il confirme des informations qui ont déjà circulé. Récemment, la présidente du centre Robert F. Kennedy des droits de l'homme (RFK), Mme Kerry Kennedy, en avait fait état et avait affirmé que "les rapports sur les violations des droits de l'homme au Sahara occidental par le Maroc sont indéniables".

Le document d'Amnesty rappelle que "n'importe quel citoyen peut être torturé: des manifestants aux militants politiques ou étudiants comme les personnes suspectées de terrorisme ou de crimes de droit commun".

Se basant sur 173 cas de torture commise entre 2010 et 2014, le rapport cite deux ressortissants marocains victimes de torture, dont un capitaine de l'armée de l'air marocaine condamné à deux ans et demi de prison et détenu arbitrairement pendant 30 mois pour avoir dénoncé dans le journal Le Monde la corruption qui régnait au sein de l'armée marocaine.

L'ONG évoque également le cas d'un ancien champion du monde de boxe thaï, Zakaria Moumni, arrêté en 2010 au Maroc et torturé durant plusieurs jours, il a été ensuite emprisonné pendant 18 mois.

Le rapport d'Amnesty International intervient alors que des ONG de défense des droits de l'homme ont fait part de "leur préoccupation face à un accord de coopération judiciaire" entre la France et le Maroc qui "conférerait une impunité à tout auteur de graves violations des droits humains de nationalité marocaine".

vendredi 15 mai 2015

Crise malienne : la signature de l'accord de paix est un "grand jour" pour le Mali

BAMAKO - Le Mali va accomplir "un grand pas" vendredi avec la signature de l'accord de paix et de la réconciliation, issu du processus d'Alger, a indiqué à Bamako le ministre malien de la Réconciliation nationale et du développement des régions du Nord, Ould Sidi Mohamed Zahabi.


"C'est un grand pas et un grand jour pour le Mali. Le fait que toute la communauté internationale ait répondu favorablement représente un signal fort pour le retour de la paix et de la réconciliation dans notre pays", a indiqué M. Zahabi dans une déclaration à l'APS peu avant le début de la cérémonie de signature de l'accord de paix et de la réconciliation, déjà paraphé à Alger.

Il a ajouté que cet évènement représentait "l'amorce d'une étape importante pour aller vers des horizons plus prometteurs pour le Mali" après plus de trois ans d'instabilité.

La cérémonie signature de l'accord de paix et de la réconciliation débutera à partir de 15H00 (16H00 heure algérienne) en présence notamment du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Plusieurs chefs d'Etat africains et de nombreuses personnalités internationales assisteront également à la cérémonie.

La Coordination des mouvements de l'Azawed (CMA), regroupant le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) a paraphé jeudi à Alger l'Accord de paix et de réconciliation au Mali, alors qu'elle avait demandé le 1er mars dernier "une pause" pour consulter sa base militante.

Le document avait déjà été paraphé le 1er mars dernier par le gouvernement malien et les mouvements engagés dans la plateforme d'Alger, à savoir le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA, dissident), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

La CBC jette la lumière sur les manifestations sahraouies contre le pillage des ressources naturelles par des sociétés étrangères

Canada, La chaine de télévision canadienne (CBC) a publié lundi un article mettant en lumière les manifestations organisées par le peuple sahraoui contre les entreprises étrangères qui extraient illégalement ou procurent des ressources minérales du Sahara Occidental, occupé par le Maroc depuis 1975.

Cet article a été publié après la demande d’un groupe de partenaires de la compagnie PotashCorp, pour que la compagnie revoit sa position sur l'importation de phosphates du Sahara Occidental, car il est contraire aux intérêts et aux souhaits du peuple sahraoui.

La chaîne CBC a publié plusieurs photos et vidéos des manifestations qui ont eu dans les camps de réfugiés sahraouis dans le cadre de la campagne nationale "Non au pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental occupé" et appelant les sociétés étrangères impliquées dans le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui de quitter le territoire.

Elle a également souligné le statut juridique du Sahara occidental et la position des Nations Unies sur la question, ainsi que de nombreux rapports sur les violations des droits de l'homme rapportés et documentés par les organisations internationales.

La campagne nationale contre le pillage illicite des ressources naturelles du Sahara occidentales a été lancée en février dernier par la société civile sahraouie, en signe de protestation à l’implication des entreprises étrangères dans le pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, sans le consentement du peuple sahraoui, rappelle-t-on.

mardi 12 mai 2015

Près de trois tonnes de drogue marocaine saisie par l'armée sahraouie depuis janvier 2015

CHAHID EL HAFED - L'armée sahraouie a saisi près de trois tonnes de drogue provenant du Maroc depuis janvier 2015, a indiqué lundi le ministre sahraoui de la Défense, Mohamed Lamine Buhali.

Dans une déclaration à l'APS en marge des festivités marquant le 42ème anniversaire de la création du Front Polisario, M. Buhali a précisé que l'armée sahraouie a réussi, lors de cinq opérations distinctes, à saisir environ trois tonnes de kif marocain depuis janvier 2015.

Il a affirmé que "la drogue saisie, produite dans des champs appartenant à la famille royale marocaine, était en voie d'être acheminée vers le sud algérien et le nord du Mali", soulignant que "les narcotrafiquants arrêtés étaient tous armés".

Les résultats de l'enquête menée par l'armée sahraouie ont fait état d'une "interconnexion entre les narcotrafiquants marocains et les groupes terroristes activant dans le Sahel", a-t-il souligné.

"Le régime marocain soutient les groupes terroristes dans le Sahel afin de maintenir un climat d'instabilité dans cette partie de l'Afrique", a ajouté le ministre sahraoui de la Défense.

L'Algérie et la Tanzanie pour une solution fondée sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

ALGER - L'Algérie et la Tanzanie ont appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre "toutes les décisions nécessaires" dans la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental, fondée sur l'exercice par le peuple sahraoui de son droit "inaliénable" à l'autodétermination
Les deux pays "ont exhorté le conseil de sécurité des Nations unies à prendre toutes les décisions nécessaires pour assurer un progrès dans la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental, reconnaissant son rôle crucial et sa responsabilité principale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales", a indiqué un communiqué conjoint rendu public lundi à l'issue de la visite d'Etat en Algérie du président tanzanien, Jakaya Mrisho Kikwete, à l'invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Les présidents Bouteflika et Kikwete "ont réitéré leur soutien aux efforts du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et de son Envoyé spécial, Christopher Ross, en vue de parvenir à un règlement juste et durable de ce conflit fondé sur l'exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit inaliénable à l'autodétermination à travers un référendum libre, juste et impartial", a souligné le communiqué, ajoutant que les deux Présidents ont réitéré, également, "leur soutien à la réalisation des aspirations nationales du peuple de la République arabe sahraouie démocratique".

Les deux parties "ont exprimé leur satisfaction quant à l'implication de l'Union africaine sur cette question, notamment à travers la nomination d'un Envoyé spécial en la personne de Joaquim Chissano, et l'adoption par le Conseil de paix et de sécurité d'un communiqué sur la question du Sahara occidental le 27 mars 2015".

Ould Salek appelle l'ONU à se prononcer sur une date pour le référendum d'autodétermination

CHAHID EL HAFEDH (Camps de réfugiés sahraouis) - Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a appelé l'ONU à se prononcer sur une date pour l'organisation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui devant mettre fin "définitivement" à la colonisation marocaine.

"Le gouvernement sahraoui va demander à l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental, Christopher Ross, de fixer une date pour l'organisation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui afin de mettre fin à la colonisation marocaine qui dure depuis 40 ans", a indiqué M. Ould Salek dans un entretien à l'APS.

Le chef de la diplomatie sahraoui a précisé que cette demande sera faite lors du sommet de l'Union africaine, prévu en juin prochain en Afrique du Sud, affirmant que les autorités sahraouies "sont prêtes à organiser ce référendum et à n'importe quel moment".

Soulignant que le Maroc "ne cesse d'entraver l'organisation du référendum onusien", M. Ould Salek a indiqué que le Royaume "tente ainsi de gagner du temps d'une part, et d'essayer de donner une certaine légitimité à sa colonisation, d'autre part".

Il a dénoncé également "la politique de deux poids deux mesures pratiquée par la France en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, qui intervient dans certaines régions pour imposer le respect des droits de l'homme, alors qu'au au Sahara occidental, elle soutient l'occupant marocain qui bafoue ces mêmes droits".

Le MAE sahraoui a appelé, par ailleurs, à l'élargissement du mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental) pour qu'il englobe l'observation du respect des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés.

Il a affirmé, à cette occasion, que le peuple sahraoui, après 40 ans de lutte, "reste déterminé à exercer son droit légitime à l'autodétermination et à recouvrer son indépendance, conformément aux résolutions des Nations unies", rappelant que le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, est reconnu par 84 pays dans le monde.

Qualifiant de "cuisant échec" les tentatives marocaines de briser la résistance sahraouie", M. Ould Salek a estimé que "le comportement du Maroc au Sahara occidental est exactement le même que celui de tous les colonisateurs dans le monde".

"Le Maroc réprime, nie l'existence d'un peuple et du mouvement de libération, exploite illégalement les ressources naturelles du pays colonisé et s'entête dans sa politique de répression", a-t-il expliqué.

"Le Maroc utilise les mêmes pratiques que l'Apartheid en Afrique du Sud et la politique de la terre brûlée d'Israël", a relevé le ministre sahraoui, tout en dénonçant l'édification par le Maroc du "mur de la honte" de 2.700 km bordé de mines séparant les territoires sahraouis avec la présence de plus de 150.000 soldats marocains dans les territoires occupés du Sahara occidental.

lundi 11 mai 2015

Les réfugiés sahraouis: l’une des plus grandes questions humanitaires à laquelle fait face l’ONU

CHAHID EL-HAFED (camp des réfugiés sahraouis) - La question des réfugiés sahraouis est l’une des plus grandes questions humanitaires auxquelles fait face l’organisation des Nations Unies (ONU), et ce depuis plus de quarante ans, date de l'invasion militaire des territoires sahraouis.

La situation que vivent les réfugiés sahraouis, en l’absence de solution à leur question, est à l’origine de l’apparition de nombreux problèmes humanitaires menaçant les réfugiés sahraouis installés dans des camps près de la ville de Tindouf, depuis 1975.

La vie des réfugiés sahraouis, accueillis au niveau de cinq grands camps (El-Ayoune, Ousserde, Smara, Dakhkla et Boudjedour), dépendent largement, si ce n’est principalement, des aides humanitaires.

--- Le manque de vivres aggrave la situation des réfugiés

Les autorités sahraouies ont averti que l’année 2015 sera celle de grands défis et de difficultés, qui affecteront directement la situation économique des réfugiés sahraouis, exigeant ainsi une intervention "urgente" de la communauté internationale.

Les autorités sahraouies ont mis en garde la communauté internationale, après avoir constaté une réduction des contributions des bailleurs de fonds, en raison de la crise économique actuelle, et l’apparition de nouveaux foyers de tension à travers le monde, entraînant un accroissement du nombre de réfugiés dans le monde, en plus de l’augmentation des prix de produits de première nécessité sur le marché international.

Les organisations humanitaires activant dans les camps des réfugiés sahraouis ont attiré l'attention, en février dernier, contre les conséquences du manque de fonds nécessaires pour subvenir aux besoins des réfugiés sahraouis durant le second semestre de l’année en cours, contraignant, si la situation persiste, l’ONU à suspendre, dès juillet prochain, une partie des aides alimentaires.

Le représentant permanent de l’UNICEF en Algérie, Thomas Davine, a fait part, dans un communiqué, de l"'inquiétude des réfugiés sahraouis quant à une réduction des aides humanitaires". "Le programme alimentaire mondial (PAM) a d’ores et déjà procédé, face à ce manque de fonds, à la réduction des articles du panier alimentaire pour les réduire de neuf à sept seulement, selon le même communiqué.

La sous-directrice de la PAM en Algérie, Francesca Kaponiera, a souligné que "la suspension des aides alimentaires aura un impact sévère sur la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel des réfugiés sahraouis, et éventuellement des répercussions néfastes imprévisibles sur la stabilité de la région".

L’étude menée en octobre 2010 par le haut commissariat aux réfugiés (HCR), avec le concours de la PAM sur un échantillon d’enfants et de femmes au niveau des camps des réfugiés sahraouis, a révélé une situation "critique" de l’accroissement des maladies induites par la sous-alimentation, dont l’anémie chez les enfants et les femmes, avec des taux de 30% chez les enfants de moins de cinq ans, de 67% chez les femmes allaitantes et de 55% chez les femmes enceintes.

La même étude, qui montre que les femmes en âge de procréer affichent un taux d’atteinte d’anémie de près de 50%, a fait état aussi des taux "préoccupants" d’atteinte de maladies chroniques, dont le diabète et l’hypertension artérielle (HTA).

Le HCR s’est attelé, avec le concours des différentes organisations humanitaires activant au niveau des camps de réfugiés et des institutions sahraouis, à la réalisation, en novembre dernier, d’une évaluation des besoins minimas, hors produits alimentaires, estimés à plus de 37 millions de dollars US, et ne trouvant pas de financements.

Le HCR a accordé un montant de 9 millions de Dollars pour couvrir les besoins de 2015 des réfugiés sahraouis, alors que les besoins réels, hors produits alimentaires, s’établissement à plus de 29 millions de Dollars et ne trouvent pas encore qui les financer.

Le réfugié sahraoui, Ahmed Mebarek, père d’une famille de 6 membres, a estimé que "la situation humanitaire est devenue inquiétante, eu égard à la faible quantité de denrées alimentaires servies, ne permettant guère de subvenir aux besoins alimentaires réels de la famille".

"Cet état de fait a amené les réfugiés sahraouis à rechercher d’autres ressources, pour couvrir leurs besoins nécessaires, sachant que les réfugiés éprouvent de grandes difficultés à faire face aux rudes conditions de vie", a-t-il soutenu.

--- Tentatives marocaines pour réduire l’aide humanitaire aux Sahraouis

Le Maroc a lancé ces dernières années une campagne visant la réduction des aides humanitaires destinées aux réfugiés sahraouis, tentant, à travers ce geste, à briser leur résistance. Le président du Croissant rouge sahraoui, Yahia Bouhbini, a, à ce titre, mis en garde la communauté internationale contre les tentatives marocaines visant à inciter les bailleurs de fonds à renoncer à aider les réfugiés, en déterrant un rapport européen datant de 2007 sur les aides humanitaires, appelant la communauté internationale à éviter de se laisser entraîner par les manipulations et les mauvaises intentions.

Le Secrétaire général de l’ONU, M.Ban Ki-Moon a appelé, dans son rapport lu devant le Conseil de sécurité, à consacrer, par le biais du HCR, un financement supplémentaire "urgent" pour couvrir des besoins dans des sensibles tels que la santé et l’alimentation.

--- L’Algérie a ouvert ses bras aux réfugiés sahraouis en leur offrant paix et stabilité La décision historique du gouvernement algérien de 1975 d’accueillir des réfugiés sahraouis ayant fui l’invasion marocaine d’octobre 1975, demeure un évènement phare dans l’histoire du peuple sahraoui, a souligné, Mohamed Sid Ahmed, notable du camp d’Ousserde.

Celui-ci a reconnu que "l’Algérie a ouvert ses bras aux réfugiés en les acceuillant sur une partie de sa terre et en défendant la voix du Sahara occidental dans les fora internationaux".

La situation humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis ne cesse de se dégrader

CHAHID EL-HAFED (camps des réfugiés) - La situation humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis ne cesse de se dégrader, a déclaré à l’APS le président du Croissant Rouge sahraoui, Yahia Bouhbini.
Une réunion de coordination concernant cette situation s’est tenue dernièrement à Alger sous la supervision du programme alimentaire mondial (PAM), et en présence des différents intervenants, notamment le haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), l’Unicef, l’agence de coopération internationale espagnole, la direction générale de l'aide humanitaire de la commission européenne, le Croissant Rouge algérien et la Croix Rouge espagnole, et d’autres organisations, a-t-il indiqué.

Selon M. Bouhbini, le PAM, et pour ne pas avoir réceptionné de nouveaux dons pour la fourniture d’aides alimentaires aux réfugiés, a suggéré la réduction de 25 % du quota du mois de mai courant, une situation qui pourra se répéter dans les mois à venir, s’il n’obtient pas de nouvelles donations.

Selon les conclusions de cette rencontre, le PAM a besoin d’au moins 10 millions de dollars US pour couvrir le minimum des besoins durant le 2ème semestre de cette année, une situation "très préoccupante", a estimé M.Bouhbini, signalant que le gouvernement sahraoui est en contact avec les différents partenaires à ce sujet.

Hormis le gouvernement italien qui a promis de fournir, avec l’Unicef, une aide d’un million d’Euros pour couvrir des besoins liés à l’éducation, la vaccination des enfants et le soutien alimentaire, aucune autre donation n’est signalée pour le moment, a-t-il assuré.

Pour le président du Croissant Rouge sahraoui, ces facteurs ne manqueront pas d’avoir un impact direct sur le panier alimentaire des réfugiés sahraouis, sachant, par exemple, que la quote-part individuelle de sucre est tombée à 1 kilogramme, celle des céréales à 2 kg et les conserves à une boite, par mois.

La situation des réfugiés sahraouis est rendue ainsi difficile avec la diminution des aides, aggravée par l’absence du règlement du conflit qui les oppose au Maroc, a-t-il souligné.

M.Bouhbini, qui fait état de la gravité de la situation avec l’épuisement total du stock alimentaire, lance un appel à la communauté internationale pour des aides d’urgence, afin d’éviter une dégradation de la situation dans les camps de réfugiés sahraouis.

Le président du Croissant Rouge sahraoui a rencontré, dernièrement à Bruxelles, certains partenaires européens, dont ceux de la commission européenne, ainsi que des institutions européennes qui subissent actuellement de fortes pressions de la part de lobbys marocains et de ses alliés, dans un but d’aggraver les souffrances des réfugiés sahraouis, mettant en garde, à la fois, contre une exploitation politique de l’aide humanitaire et l’exploitation illicite des ressources naturelles du Sahara Occidental.

Il a appelé, en outre, à observer une neutralité totale concernant la question des aides humanitaires et à ne pas se laisser entraîner par les allégations du gouvernement marocain visant à empêcher l’octroi par les donateurs d’aides humanitaires.

M. Bouhbini s’est dit, à ce sujet, surpris de la présentation d’un rapport par le bureau international de prévention de la fraude faisant état de prétendues preuves de détournement des aides destinées aux réfugiés sahraouis, alors qu’aucun de ses représentants n’a foulé le sol des camps de réfugiés sahraouis, ni n’a enquêté sur la véracité des propos avancés, se basant uniquement sur des témoignages de Marocains, tels que cités dans le rapport.

Arte Un documentaire télévisé sur les violations des droits de l'Homme du Maroc au Sahara occidental

ALGER- "Nous voulons rentrer chez nous", "rendez nos terres et nos richesses naturelles", "nous voulons un Sahara occidental libre", clamaient des réfugiés sahraouis dans un documentaire télévisé récemment diffusé par la chaîne franco-allemande ARTE sur les violations des droits de l'Homme par l'occupation marocaine au Sahara occidental.

Le documentaire passe en revue des témoignages de réfugiés sahraouis du camp de "Smara", des déclarations du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, de responsables du Front Polisario et d'activistes internationaux des droits de l'Homme ainsi que des étapes de l'histoire du Sahara occidental depuis l'occupation espagnole jusqu'à aujourd'hui.

Les photos prises par les réalisateurs du documentaire intitulé "La dernière colonie: le peuple oublié du Sahara occidental" expriment la souffrance des Sahraouis à l'ombre de la poursuite de l'occupation marocaine et du silence de la communauté internationale face aux violations perpétrées au Sahara occidental occupé.

Les témoignages de Sahraouis laissent entrevoir une perte de patience

Mohamed Slimane, un jeune sahraoui qui a accompagné les réalisateurs de ce documentaire n'a pas caché sa colère et a exprimé la souffrance et la douleur du peuple sahraoui.

Né dans le camp de réfugiés de "Smara", Mohamed n'a jamais foulé le sol de ses ancêtres. Il a étudié l'art et la littérature anglaise en Algérie avant de rejoindre sa famille à Smara pour aider son père Slimane, non voyant dans son atelier de couture.

"Nous vivions en toute liberté avant l'invasion de l'armée marocaine" en 1975 qui nous a contraint de rejoindre les camps des réfugiés, a déclaré le père de Mohamed.

Au début du documentaire, les réalisateurs remontent à la fin du 19e siècle lorsque l'Espagne occupait les territoires sahraouis, puis à l'établissement du Front Polisario et enfin l'annonce de l'Espagne en 1975 de sa disposition à sortir du Sahara occidental.

Déjà à l'époque, la colonie avait suscité "les convoitises du Roi marocain, Hassan II" qui a organisé, durant cette même année, "la marche verte" à la faveur de laquelle 350.000 colons marocains ont peuplé le Sahara occidental.

En 1991, après 16 ans de guerre au Sahara occidental, un cessez le feu est annoncé et des casques bleus ont été déployés dans le cadre d'une mission onusienne dont le mandat était de contrôler le cessez-le-feu, recenser la population et organiser du referendum d'autodétermination du peuple sahraoui (Minurso), sauf que ce processus qui devait durer quelques mois est maintenu au statu quo 21 ans après.

Le documentaire évoque également le bombardement par l'armée d'occupation marocaine des territoires libérés de Tifariti peu avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Le documentaire montre également des vastes espaces semés de mines anti-personnelles posées par l'occupation marocaine à Tifariti avant leur restitution par le Front Polisario.

A quand les Sahraouis vont-ils attendre? Quant leur aspiration à la paix sera-t-elle concrétisée? s'interroge Mohamed, un jeune réfugié du camps de Smara qui a souligné que le peuple sahraoui luttait pour son identité et son histoire avant d'appeler la communauté internationale à trouver une issue au conflit dans les plus brefs délais pour éviter une aggravation de la situation.

Le peuple sahraoui "ne perdra jamais espoir, et est prêt à consentir davantage de sacrifices pour le recouvrement de ses droits légitimes", a souligné un officier de l'armée de libération sahraouie.



Confirmation de cas de violation de conventions internationales et répression de manifestations pacifiques

Le film revient sur le quotidien des Sahraouis dans la ville de Layoun où des manifestations sont réprimées violemment par la police marocaine qui utilise les bâtons et le gaz lacrymogène contre les manifestants.

Des photos d'archive montrant des femmes victimes de traitement inhumain sont également présentées dans le film.

Le documentaire jette la lumière sur les évènements survenus dans le camps des réfugiés "Gdeim Izik" près de la ville occupée de Layoun qui compte plus de 200000 sahraouis. Près de 5000 sahraouis avaient organisé en octobre 2010 une manifestation, violement réprimée par les autorités marocaines, pour protester contre l'occupation du Sahara Occidental.

Au volet des droits de l'Homme, des témoignages de militants sahraouis pour les droit de l'Homme et d'observateurs internationaux sont mis en avant.

"Le Maroc ne respecte pas les conventions internationales relatives aux droits de l'Homme, y compris les conventions qu'il a lui même signées, à l'instar de l'accord relatif aux droits civils et politiques et celles portant sur la torture", a indiqué un observateur international.

Un militant d' Amensty international a déploré le fait que des décisions judiciaires soient prises sur la base de témoignages de policiers marocains, sans permettre aux accusés de défendre leur cause.

Les journalistes ont eu une discussion avec un officier allemand et observateur de la Minurso dont la mission est définie en vertu de la résolution n°690 qui consiste en la surveillance de l'armée royale marocaine et l'armée du Polisario pour ce qui est de leur respect de l'accord de cessez-le-feu et la rédaction de rapports en cas de violation.

La plupart des missions onusiennes ont pour mission la surveillance des droits de l'Homme, à l'exception de la Minurso. En effet, plusieurs militants pour les droits de l'Homme appellent à l'élargissement de la mission aux droits de l'Homme, une tache qui se heurte à plusieurs entraves au niveau européen, notamment du côté de la France.



Les intérêts économiques : Spoliation des richesses d'un peuple au su et au vu de tous

Le documentaire évoque par ailleurs la spoliation du pétrole au Sahara Occidental, de ses mines de phosphate, l'exploitation des richesses agricoles pour les commercialiser en Europe comme produits marocains, ains que des eaux territoriales sahraouies qui font l'objet de pêche illégale, notamment après la signature de l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne.

Le Maroc perçoit en vertu de l'accord de pêche avec l'UE 30 millions d'euros par an. Des recettes que le Maroc dépense pour le renforcement du mur au Sahara Occidental afin de maintenir les forces du Front de Polisario en dehors des régions sahraouies occupées.

dimanche 10 mai 2015

Appel à une aide d'urgence pour éviter une catastrophe humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis

camp de réfugiés sahraouis -Le Croissant-Rouge sahraoui (CRS) a appelé dimanche à Boudjdour (camp de réfugiés sahraouis) à une aide d'urgence de 10 millions de dollars au profit de ces réfugiés "pour éviter une catastrophe humanitaire sans précédent".

"Nous lançons un appel à la communauté internationale en général et aux donateurs en particulier à agir vite pour apporter aux réfugiés sahraouis une aide d'urgence estimée par le Programme alimentaire mondiale (PAM) à 10 millions de dollars, afin d'éviter une catastrophe humanitaire sans précédent", a indiqué à l'APS le président du CRS, Yahya Bouhobeini.

Il a relevé que l'assistance humanitaire "a reculé ces derniers temps et le volume des aides apportées notamment par les pays donateurs a baissé considérablement en raison notamment de la crise financière mondiale et l'augmentation des conflits dans le monde".

M. Bouhobeini a précisé que les aides humanitaires venant de l'Union européenne ont baissé de 51 millions d'euros/an à 10 millions d'euros/an, notant que les aides espagnoles estimées à 10 millions d'euros ont reculé pour atteindre les 4,7 millions d'euros/an alors que celles des Etats Unis de 9,1 millions de dollars/an à 3,5 millions de dollars/an.

Selon une estimation du même responsable, la part individuelle en riz et semoule a baissé de 50% depuis le mois d'avril dernier. Ces baisses ont eu un impact "négatif" sur la situation et les conditions de vie des réfugiés, en matière notamment de santé, a-t-il fait savoir.

La situation sanitaire "est de plus en plus précaire" dans les camps de réfugiés sahraouis, en particulier chez les personnes vulnérables comme les enfants et les femmes enceintes, a-t-il fait observer, relevant que ces franges de la société "souffrent notamment de malnutrition et d'anémie". Il a prévenu que la situation "risque de se détériorer davantage si les aides restent insuffisantes".

Le président du CRS a mis en garde, à cette occasion, la communauté internationale contre "les tentatives marocaines visant à décourager les donateurs dans lÆoctroi de leurs aides aux réfugiés sahraouis".

Il a dénoncé "la propagande marocaine visant à discréditer le travail humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis", affirmant que "l'ensemble des pays, instances et organisations donateurs saluent la bonne gestion du dossier aide humanitaire par les autorités sahraouies".

Pillage des richesses naturelles du Sahara Occidental: Des ONG réclament une intervention urgente de l'ONU

ALGER - Au Sahara Occidental occupé, le pillage des ressources naturelles de ce territoire non autonome a franchi une étape inquiétante au cours de ces deux dernières années, estiment dans une mise en garde envoyée au SG de l’ONU quelque 243 ONG, dont "Western Sahara Resource Watch" (WSRW).

Dans une lettre transmise le 15 avril dernier à la Présidente du Conseil de Sécurité des Nations Unies, Dina Kawar, ambassadrice de Jordanie auprès des Nations Unies, l’ONG WSRW met en garde contre le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental, en particulier ses richesses minières.

''Aucun forage pétrolier ne devrait avoir lieu sur le territoire tant que les Sahraouis n'ont eu la chance d'exercer leur droit à l'autodétermination et décidé librement et équitablement du statut politique de leur patrie", avertit l’ONG dans un son appel au Conseil de sécurité de l’ONU.

Le constat de l’ensemble des ONG, qui ont condamné le pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental par la puissance occupante, ne semble pas pour le moment être "écouté par l’ONU, encore moins par les puissances occidentales", estiment des militants.

Pour valider de fait l’occupation du Sahara Occidental, les autorités marocaines ont donné des concessions de recherches pétrolières à plusieurs compagnies étrangères dans le cadre d’un programme de forages signé avec l’ONHYM, l’organisme marocain de recherche minière.

Pourtant, un avis juridique de l'ONU rendu en janvier 2002, à la demande du Conseil de Sécurité, a conclu que "toute exploration ou exploitation pétrolière dans le territoire non autonome du Sahara Occidental viole le droit international si elle ne se conforme pas aux souhaits et aux intérêts du peuple du territoire".

En fait, et en violation de cet avis juridique de l'ONU, le Maroc a attribué jusqu’à présent sept permis pétroliers et gaziers sur le territoire. La compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy Ltd, en collaboration avec la compagnie écossaise Cairn Energy PLC, a terminé le premier essai de forage de puits dans les eaux territoriales du Sahara Occidental en février 2015.

Le groupe français Total, l’américain Glecore Pc et d’autres compagnies pétrolières seraient susceptibles d’emboiter le pas à Kosmos Energy pour la recherche pétrolière au-delà des frontières internationales du Maroc, au Sahara Occidental, selon les ONG signataires.

Les mêmes ONG ont exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à condamner immédiatement le programme actuel de forage pétrolier du Maroc au Sahara Occidental, et à appeler le Maroc "à respecter son engagement au plan de règlement de 1988 de permettre l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental’’.

Sur un autre registre, l’Onu et le Conseil de sécurité sont restés muets devant l’exploitation des gisements de phosphates, parmi les importants gisements dans le monde, du Sahara Occidental par le Maroc.

L’Union européenne n’est pas en reste dans ce pillage systématique des ressources économiques du Sahara Occidental. Car après le pétrole et le phosphate, le Maroc a bradé les richesses halieutiques de ce territoire non autonome en établissant un nouvel accord de pêche avec Bruxelles.

Pour 40 millions d'euros par an, cet accord, adopté le 12 décembre 2013 au parlement européen par 310 voix pour, 204 contre et 49 abstentions, donne le feu vert à 126 bateaux-usines battant pavillon de 11 pays européens, dont l'Espagne contre 137 navires en 2007, pour aller pêcher dans les eaux poissonneuses du Sahara Occidental occupé pour les quatre prochaines années.

Des ONG, qui ont toujours milité pour le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, ont relevé que cet accord ouvre de nouveau la voie à la spoliation des richesses halieutiques du Sahara Occidental.

''Le Maroc n'a pas le droit d'intégrer les eaux de ce territoire non autonome dans ses négociations avec l'UE'', précise WSRW. Pour Western Sahara Resource Watch, cet accord est également ''une mauvaise affaire'' pour les stocks de poissons de la région: un rapport de Greenpeace a exhorté l'UE à ne pas l'approuver pour des préoccupations environnementales.

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